Retour sur son travail depuis les élections d’avril 2025 | Une autre année occupée pour Louis Plamondon
Retour sur son travail depuis les élections d’avril 2025 | Une autre année occupée pour Louis Plamondon
Depuis sa réélection du 28 avril 2025, le député fédéral de Bécancour-Nicolet-Saurel-Alnôbak, Louis Plamondon, n’a pas chômé.
À chaque nouveau mandat, celui qui porte les couleurs du Bloc québécois se bat pour régler, selon lui, des problèmes majeurs liés à des ratés dans le système administratif fédéral.
Dans son précédent mandant, c’était les failles majeures dans le système de paie Phénix, qui a causé d’immenses torts aux salariés de la fonction publique fédérale. La facture totale de Phénix a atteint 4,34 G$.
Cette fois-ci, ce sont les retards que vivent les nouveaux retraités pour obtenir leur pension de la vieillesse.
Le système informatique a coûté 6,6 G$ et a entraîné des erreurs administratives, des paiements manquants et des calculs de nouveau erronés.
« J’ai reçu beaucoup de demandes sur cette question, mais on a pu être en mesure de rejoindre Service Canada et finalement on a résolu la plupart des problèmes », a mentionné M. Plamondon.
À cela se rajoutent des demandes en matière d’immigration, d’assurance-emploi ou encore de l’Agence de revenu du Canada (ARC).
Bref, le téléphone n’a pas dérougi.
Ce printemps, ce sont des problèmes d’impôts qui surgissent.
« On a des personnes qui veulent effectuer des modifications, mais qui sont incapables de rejoindre l’ARC. D’autres qui ne comprennent pas qu’on ait diminué leur pension. On doit leur expliquer que si le Régime des rentes du Québec (RRQ) a augmenté de 5 ou 6 %, ça influe sur leur pension. Ça, c’est très fréquent », a-t-il relaté.
Un sujet sensible : la gestion de l’offre en agriculture
La gestion de l’offre a aussi été un sujet chaud dans les derniers mois pour les agriculteurs, qui sont très nombreux dans le comté de Louis Plamondon.
À cela, il faut ajouter la pression énorme que met Donald Trump pour la supprimer, qui est une source d’inquiétude pour les producteurs de lait, d’œufs et de volaille.
 « Je côtoie ces gens-là et ils me disent que, même s’ils sont contents que ce système a maintenant force de loi, ils craignent que Donald Trump ne l’inclue dans la renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM). Est-ce qu’il va demander des concessions, comme ça a été le cas auparavant ? Ils ne sont pas tout à fait rassurés ».
Un politicien hors normes
À travers ce flux de requêtes, le politicien de 82 ans conserve un réel plaisir à côtoyer les citoyens de sa circonscription.
« Le contact humain et le service direct au citoyen me tiennent en politique. Ça fait partie de mon ADN », dit-il sans détour.
« C’est ce que je trouve le plus rentable politiquement pour un député, c’est-à -dire lorsque tu rends service à un citoyen directement, celui-ci devient un haut-parleur pour le dire à d’autres et influencer, éventuellement, son vote », a-t-il ajouté.
Rappelons que Louis Plamondon siège au parlement canadien depuis 42 ans.
Un exploit inégalé dans l’histoire du Canada.