Retour sur la campagne électorale : « Une période de grande humilité »

Pour Donald Martel, être en campagne électorale représente une période de grande d’humilité.
« Tu rencontres du monde et tu leur demandes s’il aime le travail que tu fais », a illustré celui qui vient de terminer sa sixième campagne électorale, dont les cinq dernières avec la Coalition avenir Québec (CAQ).
« Tout le monde a droit à son opinion et tout le monde a un droit de regard par rapport à ça », a ajouté le politicien de 62 ans sur la réalité d’une campagne électorale.
Lundi soir, M. Martel n’est pas parvenu à se faire élire pour la cinquième fois dans le circonscription de Nicolet-Bécancour.
Il est arrivé troisième avec 4 988 votes derrière Guillaume Langlois (Parti conservateur) et Jérôme Langlois (PQ).
Le premier en a récolté 12 574 et le second, 8 788.
Autant de haine gratuite
Élu en 2012, 2014, 2018 et 2022, M. Martel a fait savoir qu’il pouvait compter sur les doigts d’une seule de ses mains les mauvais comportements auxquels il a eu à faire fait face pendant sa carrière en politique.
« Et j’ai rencontré des milliers de personnes ! », a-t-il lancé.
« En grande majorité, les gens sont très respectueux bien que je sais qu’ils ne votent pas tous pour moi », a-t-il ajouté, réalistement.
Toutefois, il a rapidement constaté une grande méchanceté de la part de quelques citoyens sur les réseaux sociaux.
« Je ne regarde pas beaucoup ça parce que ça peut être dépriment, a-t-il dit sans détour. Il y a une méchanceté qui me suscite une certaine pitié ».
« J’ai déjà écrit à des gens qui m’insultaient que je leur ‘‘souhaitais beaucoup d’amour’’ », a-t-il mentionné en ajoutant qu’il se demandait où certains pouvaient trouver autant de haine gratuite.
« Est-ce que papa mange bien ? »
Comme tous les autres candidats, M. Martel a dû mettre sa famille de côté pendant au cours des dernières semaines.
« Je n’ai pas beaucoup vu ma blonde pendant la campagne », a-t-il reconnu.
Père de jumeaux de 33 ans, dont il est très proche, ces derniers ont régulièrement téléphoné à leur père pendant ces 39 jours de campagne.
« Ils m’appelaient pour savoir si je mangeais bien et si j’avais un bon moral », a conclu celui qui a passé la dernière année comme ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.
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