Retour sur la campagne électorale : Sacrifices familiaux inévitables

Comme plusieurs autres candidats, Jérôme Gagnon a dû délaisser sa famille pendant la campagne électorale
« On peut trouver un équilibre dans une vie de député, mais en campagne électorale il y a des sacrifices à faire et c’est la famille qui écope », a illustré celui qui s’est présenté pour le Parti québécois dans la circonscription de Nicolet-Bécancour.
Le soir du 5 octobre, l’homme de 38 ans a vu le candidat du Parti conservateur, Guillaume Langlois, remporter l’élection avec 12 574 votes.
M. Gagnon, lui, en a récolté 8 788.
Pendant la campagne, qui a officiellement commencé le 27 août, il n’était pas rare que le candidat péquiste revienne chez lui, tard le soir, alors qu’il avait passé la journée à sillonner les quatre coins de la circonscription.
Lorsqu’il entrait chez lui, ses enfants de sept et huit ans dormaient déjà.
[Pendant une campagne électorale] on ne veut lésiner sur rien et il y a des moments en famille que l’on manque », de dire celui qui a regretté d’avoir manqué le camp d’entraînement de hockey de l’un de ses garçons.
Un moment dans la vie de son enfant qu’il n’a jamais l’habitude de rater depuis que ce dernier a commencé à chausser ses patins.
« Les enfants ne saisissent pas trop qu’est-ce que la politique, mais ils comprennent que leur père cherche à vouloir aider ».
Le trentenaire a reconnu que c’était sa conjointe qui a tenu le fort à la maison pendant la campagne, mais que ça ne pouvait pas« toujours être comme ça, car ce n’était pas une vie ».
Gestion quotidienne des réseaux sociaux
Gérer ses réseaux sociaux a occupé une grande partie de son temps pendant la campagne électorale.
Pourquoi ?
Pour retirer certains commentaires qu’il recevait quotidiennement.
« Quand c’était des bêtises ou des insultes, je les enlevais », a-t-il reconnu.
« Pour certains citoyens, si tu n’es pas avec eux [politiquement], tu es un idiot », a-t-il déploré en ajoutant qu’il comprenait qu’il était normal d’avoir des opinions différentes en politique, mais que c’était important de se respecter.
Un débat stressant
Comme trois autres de ses adversaires, M. Gagnon était du débat organisé par VIA 90.5, qui s’est tenu le 21 septembre au Collège Notre-Dame-de-l’Assomption à Nicolet.
Un débat jugé « stressant » en ayant des craintes de « s’enfarger » lorsque venait le temps de répondre aux questions.
Précisons que les quatre candidats avaient eu, quelques jours avant, seulement les thèmes qui allaient être abordés.
Lorsqu’on lui a demandé quelle approche il avait pour cet affrontement, le candidat a fait savoir qu’il songeait d’abord à « ne pas perdre le débat » plutôt « qu’à le gagner ».
« L’idée n’est pas d’avoir la ligne assassine, mais que la population saisisse qu’on est prêt à assumer le rôle de député en connaissant bien les enjeux du territoire », a-t-il conclu.
À lire également |
Retour sur la campagne électorale | « Une période de grande humilité »