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Accident de ferme à Saint-Zéphirin : la CNESST rend publiques ses conclusions

15 avril 2020


La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) vient de rendre publiques les conclusions de son enquête sur l’accident de travail qui a coûté la vie à M. Patrice Courchesne, le 25 août 2019, à la Ferme N.C.L. inc. de Saint-Zéphirin-de-Courval.

Le jour de l’accident, M. Courchesne se trouvait à la ferme familiale afin d’aider son frère et son père pour la récolte du foin.

Vers 20 h 55, il se trouvait dans la boîte d’ensilage avec son frère afin de projeter le foin vers les batteurs en rotation à l’aide d’une fourche,  le convoyeur de plancher étant défectueux.

Une fois la tâche terminée, les deux hommes ont attendu le retour de leur père, qui se trouvait dans l’étable. Pendant l’attente, M.  Courchesne s’est étiré et son chandail s’est accroché aux tiges du batteur supérieur. Il a alors été entraîné par le batteur, la vis sans fin et le souffleur à ensilage. Il s’est ainsi retrouvé écrasé entre le bâti de la boîte d’ensilage et la vis sans fin.

Les secours ont été appelés sur les lieux et M. Courchesne a été transporté au centre hospitalier, où son décès a été constaté.

 

Causes de l’accident

 À l’issue de son enquête, la CNESST a retenu deux causes pour expliquer l’accident.

D’abord, elle conclut que le travail à proximité des éléments mobiles de la boîte d’ensilage exposait le membre de la famille à un danger d’entraînement et d’écrasement.

Deuxièmement, la gestion de la santé et de la sécurité du travail était déficiente, puisque l’organisation du travail autour des pièces en mouvement, susceptibles de causer des lésions graves, se faisait sans le contrôle des énergies.

À la suite de l’accident, la CNESST a interdit à l’employeur toute intervention à l’intérieur d’une boîte d’ensilage en fonction.

De plus, elle a interdit l’utilisation des quatre boîtes d’ensilage et du souffleur New Holland. L’employeur devra rendre inaccessibles les zones dangereuses et devra effectuer des inspections mécaniques pour s’assurer de la conformité des équipements. Ces interdictions sont toujours en vigueur.

 PHOTO : Gracieuseté de la CNESST

 

 


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