fbpx
Emission en cours

En ce moment

Titre

Artiste


Restrictions budgétaires du transport collectif | « Au bout de la ligne, oui, ce sera le contribuable qui payera »

Restrictions budgétaires du transport collectif | « Au bout de la ligne, oui, ce sera le contribuable qui payera »

21 mars 2026 à 6:16

En raison des restrictions budgétaires gouvernementales dans le transport collectif, la MRC de Bécancour sera déficitaire d’environ 300 000 $ en 2027.

C’est ce qu’a estimé le préfet, Mario Lyonnais.

« On n’aura pas le choix d’avoir une augmentation des coûts dans la MRC, a-t-il dit, déçu.

« Au bout de la ligne, oui, ce sera le contribuable qui payera », a ajouté le préfet.

Dans cet épineux dossier du transport collectif qui fait les manchettes depuis un moment, il faut savoir que l’aide gouvernementale que reçoivent les MRC de la province arrive toujours avec une année de retard.

Par exemple, bien que l’année 2026 soit déjà rendue à son quatrième mois, les MRC de la province attendent toujours la subvention de 2025. Elles continuent ce service grâce aux subventions de 2024 et aussi, entre autres, des tarifs que payent les usagers pour utiliser le transport.

Et, ce qui inquiète les MRC pour 2027, c’est l’aide gouvernementale de 2026 qui ne serait pas au rendez-vous.

Lors du dépôt du budget provincial 2026-2027 de cette semaine, les compressions du Programme d’aide au développement du transport collectif (PADTC) ont été maintenues pour 2026.

« Toutes les MRC sont déficitaires », a pesté M. Lyonnais.

Quelques kilomètres plus loin, la MRC de Nicolet-Yamaska a aussi annoncé des pertes, mais de son côté, de 150 000 $ annuellement.

La MRC cherche des solutions. Et vite

Le préfet de la MRC de Bécancour a assuré que les élus font tout ce qu’ils peuvent pour ne pas refiler la facture aux citoyens.

« On travaille déjà sur 2027 en regardant des transports qui coûteraient moins cher en vérifiant pour des moyens qui seraient différents des autobus. Par exemple, des minivans ou des véhicules plus petits », a énuméré celui qui est aussi maire de Sainte-Françoise.

Dans les derniers jours, une entreprise – le préfet n’a pas précisé laquelle – a fait une présentation de ses services à la MRC. Et, prochainement, la MRC en a une autre en vue.

« On veut voir tout ce qui se fait sur le marché pour dénicher ce qui sera le plus abordable pour les contribuables ».

Non à la taxe, mais…

En février, lors de la séance des maires, la MRC de Bécancour a souligné qu’elle refusait d’imposer une taxe sur l’immatriculation des véhicules sur le territoire afin de trouver de nouveaux revenus.

« On a fait un regard là-dessus [pour imposer une taxe sur l’immatriculation], mais on a mis ça de côté. Par contre, il faudra qu’il rentre de l’argent… », a mentionné le préfet.

En terminant l’entrevue, M. Lyonnais a reconnu que le prix de l’essence qui ne fait qu’augmenter dernièrement pourrait avoir un impact futur sur la tarification auprès des usagers du transport en commun.

Un texte d’Alex Drouin – Initiative de journalisme local, VIA 90.5 FM