Semaine des dépanneurs | « On fait même de la thérapie »
Semaine des dépanneurs | « On fait même de la thérapie »
Pour les gérants et les propriétaires rencontrés par VIA 90.5, il n’y a pas de doutes que les dépanneurs représentent un service essentiel pour les municipalités.
C’est ce qu’ils ont soutenu dans le cadre de la Semaine des dépanneurs, qui a commencé lundi et se termine vendredi.
D’après le propriétaire du Dépanneur Pierreville Sonic, Enock Hounnougbo, ces entreprises ne font pas que vendre des produits.
« Ici, on fait beaucoup de choses. On fait même de la thérapie, je pense. Parce qu’il y en a qui viennent ici, ils sont tristes, mais resortent heureux. Ils me le disent. Parce que c’est le service qui est important », a-t-il raconté.
M. Hounnougbo a acheté l’entreprise il y a près de deux ans.
Il a estimé que les dépanneurs jouent un rôle particulièrement important dans les plus petites municipalités comme Pierreville, où il y a peu de commerces.
« Les dépanneurs aident étant donné que j’ai des gens qui viennent même faire leur épicerie ici », a-t-il illustré.
Il y a un supermarché Métro dans la municipalité, mais M. Hounnougbo a rappelé qu’il ferme ses portes plus tôt que le dépanneur.
À seulement quelques centaines de mètres plus loin, la clientèle d’un autre dépanneur semblerait également trouver ce type d’horaire plus commode.
La gérante du Marché Express Ultramar de Pierreville, Cathie Gauthier, ouvre souvent son commerce avant 5 h.
« S’ils ont besoin de quelque chose avant de rentrer au travail, ils savent qu’on est là. […] Il y en a qui trouvent ça très pratique parce que souvent, le matin, ils sont pressés. La vie d’aujourd’hui, tout le monde court. Ceux qui partent tôt ont la possibilité d’arrêter et de prendre ce qu’ils ont besoin avant d’aller au boulot. Et bon, ils finissent tard, donc bien souvent, ils n’ont pas le goût d’aller nécessairement faire des commissions. Donc comme ça le dit, un bon dépanneur, ça dépanne. »
Celle qui est gérante depuis un an et demi a constaté que se sont souvent les mêmes personnes qui visitent le dépanneur tôt le matin.
« On rit tout le temps, c’est tout le temps du plaisir. On se fait des blagues le matin. Je connais tout le monde par leur nom », a-t-elle partagé.
Difficile le recrutement
Les dépanneurs peuvent cependant aussi faire face à certaines difficultés.
Par exemple, Mme Gauthier a mentionné qu’il pouvait être difficile de recruter des jeunes pour travailler dans l’entreprise. La hausse du coût de la vie est également un enjeu.
De son côté, M. Hounnougbo a dit craindre les pertes de courant, qui peuvent mettre en péril ses produits surgelés. Il a raconté qu’une fois, le dépanneur s’était retrouvé sans électricité pendant 36 heures.
Un texte de Jasper Bleho-Levacher – Initiative de journalisme local, VIA 90.5 FM