Sainte-Eulalie a tourné la page sur le climat toxique
Sainte-Eulalie a tourné la page sur le climat toxique
Six mois après avoir demandé la protection du Plan de lutte contre l’intimidation (PLI) pour protéger les élus et les employés, le maire de Sainte-Eulalie, Gilles Jr Bédard, a affirmé que la situation s’est grandement améliorée.
« C’est sûr que d’avoir sorti avec le PLI ç’a calmé les choses et nos séances du conseil sont redevenues normales », a soutenu le maire de cette municipalité d’un peu plus de 1 000 citoyens.
Ce dernier a qualifié d’impact « immédiat » cette sortie en règle pour dénoncer tout ce qui se passait à l’hôtel de ville.
D’ailleurs, M. Bédard ne souhaitait pas rallumer des feux en accordant cette entrevue alors que c’est VIA 90.5 FM qui lui a demandé de résumer les derniers mois au sein de la municipalité.
« Les gens sont plus réservés dans leurs approches et tout se fait maintenant dans le respect ».
Un climat toxique
C’était en août dernier que le climat toxique avait atteint son point névralgique au sein de la Municipalité.
Sur les réseaux sociaux, elle avait dénoncé des « comportements inacceptables allant de propos accusateurs en séance publique et en ligne à des accusations infondées, des incivilités et des demandes excessives d’accès à l’information ».
Sans oublier que la Municipalité avait demandé la présence de la police pour sa séance d’août, mais elle n’a pas eu à intervenir auprès des citoyens mécontents.
Il n’a jamais eu peur pour sa sécurité
Gilles Jr Bédard est catégorique. Il n’a jamais craint pour sa sécurité pendant cette période de turbulence.
« Pas du tout, a-t-il répondu sans hésiter. Jamais je n’ai été proche de subir de la violence physique ou psychologique ».
Le maire a d’ailleurs rappelé que le conseil avait appuyé la demande pour le PLI.
« Dans toute cette histoire, il était important de protéger nos employés municipaux qui sont la colonne vertébrale d’une municipalité. Oui, il y a les conseillers, mais il y a aussi la direction générale, les greffiers, les gens aux communications… C’est important qu’ils travaillent dans un environnement sain », a-t-il souligné d’une voix calme et protectrice.
« S’ils ne sont plus capables de faire leur travail ; en tant qu’employeur, on se doit de mettre en place des mesures pour qu’ils puissent faire leur travail », a ajouté le maire.
Choisir la continuité
Lors des élections de novembre dernier, le maire, ainsi que cinq des six conseillers municipaux ont été élus sans opposition.
Questionné à savoir si le climat toxique des mois précédents aurait pu jouer un rôle dans le manque de candidats aux élections, le maire n’en croit rien.
« C’est davantage le travail qu’on a accompli lors de nos deux derniers mandats », a-t-il justifié pour expliquer la continuité de la plupart de son équipe à l’hôtel de ville depuis 2017.
« Dans les dernières années, on a été chercher près de 9 M$ en subventions pour améliorer les infrastructures de la Municipalité », a conclu fièrement le maire.
Un texte d’Alex Drouin – Initiative de journalisme local, VIA 90.5 FM