fbpx
Emission en cours

VIA l’été

06:00 09:00

En ce moment

Titre

Artiste


Saint-Léonard-d’Aston est maintenant la Mecque du jorkyball

Saint-Léonard-d’Aston est maintenant la Mecque du jorkyball

10 juillet 2026 à 4:57

C’est la deuxième fois en huit ans que la Municipalité de Saint-Léonard-d’Aston accueille le Championnat mondial de jorkyball, solidifiant ainsi sa position de Mecque canadienne de ce sport peu connu.

Jusqu’à samedi, c’est la 10e édition de la compétition, mais la communauté en avait également été l’hôte en 2018.

L’importance à l’internationale de la municipalité d’environ 2 500 personnes dans le monde du jorkyball est expliquée, notamment, par le fait qu’elle abrite le Club de jorkyball de Saint-Léonard-d’Aston.

En 2015, celui qui est maintenant copropriétaire du club et président de Jorkyball Canada, Alex B. Perreault, a acheté un terrain de jorkyball à Montréal avec deux de ses amis. Puis, ils l’ont déplacé à Saint-Léonard-d’Aston, lieu de résidence de M. Perreault.

« C’est certain que pour nous c’était plus facile de s’installer dans les locaux de gens qu’on connaît, à Saint-Léonard-d’Aston, donc de partir plus petit, a-t-il relaté. Mais le but c’est de développer le sport pour que ça prenne de l’ampleur dans les villes. »

Aujourd’hui, l’équipe nationale canadienne masculine du sport compte cinq joueurs, dont trois Léonardais : M. Perreault ainsi que Félix Campeau-Guévin et Jonathan Lavoie.

Rappelons que le jorkyball ressemble à un mélange de soccer et de squash, se jouant dans une petite pièce avec des murs en plexiglass.

Le coup d’envoi de cette édition a été lancé mardi en conférence de presse. Ce sont environ 80 athlètes qui joueront une centaine de matchs au total cette semaine. Ils sont originaires de six pays : la France, l’Espagne, l’Italie, la Pologne, le Japon et le Canada.

Un sport inclusif

Jade Charest, de Sainte-Eulalie, participe elle aussi au championnat. En 2018, son équipe a pris la deuxième place sur le podium.

Au sein du club de M. Perreault, Mme Charest dirige une ligue féminine. Elle a découvert le jorkyball lorsqu’elle a décidé de participer à un tournoi du club il y a une dizaine d’années. Puis, elle a fondé sa ligue, qui compte aujourd’hui 36 athlètes.

Mme Charest a expliqué à VIA 90.5 FM que sa motivation était de créer un espace où les femmes pourraient faire du sport avec d’autres femmes et « sortir de leur train-train quotidien ».

Mme Charest et sa ligue ont organisé plusieurs événements, dont un tournoi ce printemps dernier, dans le but de montrer le sport à d’autres femmes. Tout comme M. Perreault, elle souhaite que le jorkyball soit plus répandu au Québec.

Elle a également souligné qu’elle était « fière » que le championnat se déroule au Canada et à Saint-Léonard-d’Aston cette année.

« Pour une petite localité, de se mobiliser, d’avoir autant de bénévoles, c’est vraiment génial », s’est exclamée Mme Charest.

Crédit photo : VIA 90.5 FM – Jasper Bleho-Levacher

Un texte de Jasper Bleho-Levacher – Initiative de journalisme local, VIA 90.5 FM