Régie des alcools, des courses et des jeux | Sanction de 2 000 $ pour le bar le Camping
Régie des alcools, des courses et des jeux | Sanction de 2 000 $ pour le bar le Camping
Le bar le Camping à Sainte-Eulalie vient d’écoper d’une sanction administrative de 2 000 $ pour quelques erreurs commisses.
Parmi celles-ci, d’avoir, entre autres, admis dans son établissement trois personnes mineures en leur servant de l’alcool.
Les événements remontent au 15 mars 2025 et la sanction a été rendue le 13 avril dernier par le Tribunal de la Régie des alcools, des courses et des jeux.
Ce sont des policiers qui ont constaté la présence des personnes mineures.
Dans le jugement qui a été rendu, dont VIA 90.5 FM a obtenu une copie, on peut y lire que la direction de l’établissement a congédié « la serveuse qui était sur place le soir de l’événement pour ne pas avoir respecté la directrice concernant le contrôle de l’âge des clients au moment de leur servir des boissons alcooliques ».
Aussi, « la gérante qui était sur place a aussi été congédiée pour avoir laissé la situation se produire ».
Au Tribunal, la direction a rappelé qu’à leur embauche, « tous les employés sont avisés qu’ils doivent exiger deux cartes d’identité avec des photos émanant des autorités gouvernementales avant de vendre et de servir des boissons alcooliques à une personne qui semble âgée de moins de 25 ans ».
Le bar a ouvert ses portes en septembre 2020.
Le Tribunal a aussi conclu que l’établissement « a exploité son permis de manière à nuire à la tranquillité publique en ne prenant pas les mesures efficaces pour empêcher la commission d’un manquement à la Loi sur les infractions en matière de boissons alcooliques (LIMBA) ».
À sa défense, la direction du bar a justifié « que lors des grands événements où l’établissement est au maximum de sa capacité, l’admission des clients est contrôlée par un portier et des mesures de sécurité sont mises en place pour éviter que des clients entrent par la terrasse ».
Le Tribunal « a rappelé [au bar] son obligation de payer […] avant la date d’anniversaire de la délivrance de son permis, à défaut de quoi elle s’expose à la révocation de plein droit de ce dernier, laquelle devient effective à cette même date. Dans le cadre de ses représentations, le Contentieux plaide que la sanction recommandée pour le manquement reproché […] est conforme à la ligne décisionnelle du Tribunal en pareille matière ».
Dans son verdict, le Tribunal a rappelé qu’il « peut révoquer ou suspendre le permis d’alcool » et que la sanction administrative pouvait aller jusqu’à 100 000 $.
Un texte d’Alex Drouin – Initiative de journalisme local, VIA 90.5 FM