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On lui reconnaît finalement une maladie professionnelle… après une année et demie d’attente

On lui reconnaît finalement une maladie professionnelle… après une année et demie d’attente

7 février 2026 à 9:48

Dans un des rares cas au Québec, un sexagénaire de la Municipalité de Saint-Célestin a réussi à voir une décision de la CNESST être renversée confirmant qu’il souffrait d’une maladie professionnelle.

Il a fallu près d’une année et demie d’attente et de nombreux papiers remplis pour que Jean-Marc Leclerc reçoive le verdict du Tribunal administratif du travail qui infirmait la décision du 7 août 2024.

Cette journée-là, la CNESST avait refusé de reconnaître qu’il avait développé une certaine forme de surdité en lien avec l’emploi qu’il occupe ainsi que deux autres dans le passé.

Or, le 9 janvier dernier, le Tribunal administratif du travail a déclaré que l’homme de 64 ans a « contracté une maladie professionnelle, dont le diagnostic est une hypoacousie neurosensorielle bilatérale » et qu’il « a droit aux prestations prévues par la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles ».

VIA 90.5 FM a obtenue une copie de la décision.

Joint par téléphone, M. Leclerc a soupiré qu’il « était content d’être allé jusqu’au bout » de toutes les longues démarches judiciaires.

Bûcheron et inspecteur municipal

Jean-Marc Leclerc a commencé à être exposé au fort bruit dès 1985 alors qu’il était à l’emploi saisonnier de bûcheron pour le Groupement forestier de Nicolet-Yamaska jusqu’en 2001.

Selon le document de la cour, il « utilisait sa scie à chaîne presque toute la journée » et « il portait des coquilles antibruit, dont la performance n’était pas optimale en raison de leur défaut d’entretien ».

Puis, en 1991, il a commencé à travailler à temps partiel commeinspecteur municipal pour la Municipalité de Saint-Célestin.

Un emploi qu’il occupe encore aujourd’hui.

« Il est exposé, pendant cinq ou six heures par semaine à un environnement bruyant généré par le fonctionnement de diverses machineries, des scies à chaîne, des souffleurs à feuilles et des scies à béton ».

Le sexagénaire a précisé que cet emploi « est celui pour lequel l’exposition au bruit était le moins sévère parmi tous ceux qu’il a exercés », poursuit-on dans le document juridique.

En parallèle à son emploi d’inspecteur municipal, M. Leclerc a travaillé pour la compagnie Matelas René de 2002 à 2009.

À cet endroit, il travaillait près de deux machineries bruyantes.

Des employeurs pointés du doigt

Depuis maintenant 25 ans que Jean-Marc Leclerc a des problèmes d’audition. Ce dernier a vu ses premiers symptômes apparaître au début de l’année 2000.

Aujourd’hui, il lui est difficile d’entretenir une conversation s’il y a du bruit autour et un appel téléphonique demande une forte concentration.

Dans sa décision rendue au début de l’année, le Tribunal administratif du travail a dénoncé les lacunes importantes deGroupement forestier de Nicolet-Yamaska, de la Municipalité de Saint-Célestin et de Matelas René.

« Par ailleurs, chez les différents employeurs, les protections auditives étaient soit absentes ou présentaient un défaut d’entretien ».

Un texte d’Alex Drouin – Initiative de journalisme local, VIA 90.5 FM