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Élections 2026 | Le SPSMCQ réclame d’assurer l’accès aux soins partout

Élections 2026 | Le SPSMCQ réclame d’assurer l’accès aux soins partout

1 septembre 2026 à 4:25

Parmi les demandes du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec (SPSMCQ) à l’égard du prochain gouvernement, celle d’assurer l’accès aux soins partout dans la région.

Depuis quelques jours, la présidente du SPSMCQ, Patricia Mailhot, a rencontré quelques candidats dans différentes circonscriptions pour leur remettre le document Portrait de la Mauricie et du Centre-du-Québec, dont VIA 90.5 a pu obtenir une copie.

Il s’agit d’un document d’un peu moins de 100 pages, relatant les problématiques de la région dans les établissements hospitaliers.

Ledit portrait dresse aussi la réalité d’environ 5 500 professionnelles en soins, soit des infirmières, des infirmières auxiliaires et des inhalothérapeutes.

Plusieurs d’entre elles travaillent dans les MRC de Bécancour et dans celle de Nicolet-Yamaska.

« Pour nous, c’est une occasion privilégiée de rencontrer des candidats de différents partis politiques et de leur faire connaître concrètement la réalité vécue par nos professionnels en soins », a fait savoir Mme Mailhot.

« Chaque rencontre nous permet de mettre en lumière les enjeux auxquels ils sont confrontés au quotidien, mais surtout de présenter des solutions concrètes qui pourraient améliorer leurs conditions de travail et, par le fait même, contribuer à améliorer notre système de santé », a-t-elle ajouté.

Dans ledit document, il est écrit que la « fermeture temporaire de la mini-urgence de Fortierville a d’ailleurs démontré l’importance de ces services pour la population. La mobilisation de la population et de la mairesse pour obtenir sa réouverture illustre une réalité simple : pour une communauté éloignée, une petite urgence peut représenter une porte d’accès essentielle aux soins ».

Des bâtiments vieillissants

Selon le SPSMCQ, « des professionnelles continuent de travailler dans des bâtiments vieillissants, avec des espaces qui ne répondent plus aux besoins actuels » et que plusieurs installations « nécessitent constamment des réparations ».

« Le réseau paie parfois deux fois pour réparer et pour remplacer, indique le document. On dépense pour maintenir en fonction des infrastructures qui ne sont plus adaptées ».

Parmi ses solutions, le SPSMCQ propose, entre autres, d’investir dans le maintien des actifs avant les situations d’urgence, d’assurer d’avoir des équipements adéquats dans tous les milieux et de planifier les infrastructures en fonction des besoins futurs.

« Une infrastructure de santé n’est pas une dépense immobilière, c’est un outil de soins », a plaidé le SPSMCQ.

La santé mentale, une nouvelle réalité

« La santé mentale n’est plus un enjeu marginal du réseau de la santé, peut-on lire dans le document. C’est une crise qui se retrouve directement dans nos milieux de soins ».

« Lorsqu’une personne en situation d’itinérance vit également une crise de santé mentale, une dépendance ou une importante désorganisation, elle peut se retrouver à l’urgence parce qu’il n’existe tout simplement pas d’autre porte d’entrée suffisamment accessible ».

Le SPSMCQ a rappelé qu’une urgence n’est pas un refuge, ni un logement, ni une ressource de désintoxication et ni une unité psychiatrique spécialisée.

« Développer une véritable stratégie régionale intégrée en santé mentale, dépendance et itinérance », est l’une des solutions proposées.

Le SPSMCQ a soutenu qu’il faut, notamment, davantage de logements avec soutien, d’hébergements transitoires et de ressources de crise.

Une meilleure rétention

« La rétention de nouvelles professionnelles demeure préoccupante, particulièrement au cours des premières années de pratique », a constaté le SPSMCQ.

« Recruter une professionnelle pour ensuite la perdre quelques années plus tard ne constitue pas une véritable solution à la pénurie. Chaque départ représente une perte d’expérience, de compétences et d’investissements pour le réseau ».

Le SPSMCQ propose, notamment, davantage d’aménagement d’horaires, d’améliorer la prévisibilité des horaires et de faire preuve de plus de souplesse dans l’octroi des congés.

Un texte d’Alex Drouin – Initiative de journalisme local, VIA 90.5 FM