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Obus Lacs Saint-Pierre

Le ministère de la Défense intensifiera le retrait des obus du lac Saint-Pierre

16 juillet 2019


Le ministère de la Défense compte mener une campagne sans précédent pour retirer des milliers d’obus tirés dans lac Saint-Pierre entre 1952 et 1999.

Après plusieurs années à mener des actions pour bien cerner la problématique, il souhaite s’attaquer au cœur du problème dans le cadre d’une opération qui s’échelonnera sur une dizaine d’années.

Vendredi dernier, une étude d’impact a été déposée au Registre des évaluations environnementales, une étape en vue de l’obtention d’un certificat d’autorisation du ministère québécois de l’Environnement afin d’entamer le retrait d’environ 14 000 obus qui se trouvent dans une zone critique du lac Saint-Pierre.

Il s’agit de la « zone prioritaire d’intervention », qui représente 3% des 160 kilomètres carrés de l’ancienne zone de tir du Centre d’essais en munition situé à Nicolet. Celle-ci contiendrait 2739 munitions non explosés, soit 40% de ceux répertoriés jusqu’ici.

Ce secteur avait pu être ciblé après les nombreuses démarches menées entre 2006 et 2015. Durant cette période des levées géophysiques, des études sur les sédiments et sur la migration potentielle des projectiles avaient été effectués.

Une fois la portée du projet établie, des travaux d’enlèvement et de disposition de projectiles ont été réalisés à titre de campagnes pilotes, entre 2016 et 2018. Le tout avait permis de récupérer 1 513 projectiles. De ceux-ci 174 ont été soumis à des détonations puisqu’ils ne pouvaient être déclarés sécuritaires à déplacer.

Ces campagnes pilotes étaient nécessaires puisqu’aucun projet d’enlèvement d’UXO de cette envergure n’a jamais eu lieu au Québec ou au Canada. Elles visaient à mieux comprendre les méthodologies de terrain, à identifier les impacts et à vérifier l’efficacité des mesures d’atténuation.

L’objectif du projet est de réduire le niveau de risque à la sécurité publique de la ZPI de « élevé » à « faible » en retirant les munitions non explosés sont présentes dans les 30 premiers centimètres.

En effet, le risque de contact avec une UXO enfouie à plus de 30 cm dans les sédiments est considéré faible. Selon les estimations actuelles, environ 2 400 anomalies seront enlevées annuellement. Après un horizon de 9 ans, le risque à la sécurité publique sur l’ensemble de la ZPI, qui est actuellement élevé, passerait donc à faible.

(Photo : Construction de Défense Canada)


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